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LE CONSENTEMENT SEXUEL ​

C’est oui ou c’est non ! Je demande à ma / mon, partenaire s’il ou elle est partante pour une activité (sexuelle ou autre). Sans oui, c’est non ! 

C’est écouter l’autre. Pendant une activité sexuelle, je reste à l’écoute de ma/mon partenaire à tout moment pour être sûr.e que nous sommes toujours sur la même longueur d’onde.

C’est se protéger. Je n’ai pas de relation sexuelle sans protection. Je discute avec mon/ma partenaire les moyens de contraceptions. Car une relation sexuelle peut comporter des risques d’ infections sexuellement transmissibles ou entraîner une grossesse non-désirée.

Il est libre et éclairé. C’est un choix individuel qui une fois exprimé doit être accepté et respecté. Céder n’est pas consentir. Seule une personne consciente de ce qui se passe peut consentir. Je ne tente rien si ma / mon partenaire n’est pas lucide et ne peut pas exprimer son consentement.

Il est réversible. A tout moment la / le partenaire peut changer d’avis et revenir sur son consentement. C’est son droit absolu. Une relation sexuelle est un acte de liberté partagée.

LA RÉALITÉ DE LA SEXUALITÉ

Le porno n’est pas la vraie vie sexuelle. Un porno ne peut pas être un mode d’emploi pour les relations sexuelles car 90% des scènes pornographiques comportent des violences. Photos et vidéos sont des mises en scène. Elles ne reflètent pas ce qu’est une relation équilibrée. Les prendre en modèle c’est :

  • Se sentir coupable ou « pas à la hauteur » car on ne ressemble pas à ce qu’on regarde 
  • Se tromper sur ce qui est « normal » dans une relation sexuelle de couple 
  • Banaliser la violence et ne pas comprendre le désir de l’autre 
  • Réduire le couple à des corps et la relation sexuelle a une performance physique 
  • Passer à côté de l’essentiel : le respect, le plaisir partagé, l’émotion

Dans la vraie vie, une relation sexuelle est un échange entre deux personnes qui sont consentantes, qui partagent une envie et communiquent.

INFLUENCE DES STÉRÉOTYPES SUR NOS VIES

Les stéréotypes de genre sont des représentations schématiques et globalisantes sur ce que doit être ou pas une fille et un garçon, une femme et un homme. Ils sont transmis dès la naissance par la famille, l'école et la société. Les stéréotypes sont des injonctions à se comporter selon des normes de la féminité pour les unes et de la masculinité pour les autres. Tout ce qui ne rentre pas dans les cases est suspect.  Pour faire apparaître les stéréotypes c’est simple. Poses-toi la question suivante : tes choix d'orientation sont-ils de véritables aspirations ou plutôt des injonctions liées à ton genre ?

LE VIOLENTOMÈTRE

Le violentomètre est un outil réalisé en forme de règle de mesure pour permettre à chacune/ chacun d’évaluer ses relations. Cet objet simple, facilement lisible e transportable est idéal pour sensibiliser aux violences éventuellement subies dans une relation amoureuse ou amicale ou professionnelle. En fait, de nombreuses personnes ne sont pas conscientes d’être victimes de violences et des pressions qu’elles subissent. Lancé en 2018, il n’est devenu populaire que quelques années après. Le violentomètre est disponible en ligne ou dans les structures associatives engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

LE CYCLE DES VIOLENCES

La violence dans les relations amoureuses  suit 4 phases distinctes qui s'enchaînent et permettent à l'auteur.e d'instaurer et de maintenir une emprise sur la victime : la tension, la crise, la justification et la lune de miel.  Plus le cycle se répète et s'accélère plus l'emprise et la domination sur la victime sont fortes. Elle est plongée dans la confusion, doute de ses perceptions, se trouve nulle, se sent responsable des violences qu'elle subit et incapable de s'en sortir.  A l’opposé, la personne violente ne se remet pas en question, ne voit pas la gravité de son comportement et rejette la responsabilité sur l’autre.

LE RAPPORT AU CORPS ET À L’INTIME​

Quand il s’agit de « devenir intime l’un avec l’autre », les notions de respect et d’écoute jouent un rôle fondamental. L’intimité dans une relation amoureuse est un dialogue constant où le consentement doit être réaffirmé, non seulement par la parole, mais aussi par la lecture attentive du langage corporel de l'autre.  Selon notre histoire, notre culture, nos traditions, nos expériences et notre vécu émotionnel, nous n’avons évidemment pas le même rapport à notre corps. Aussi, les circonstances du moment jouent aussi sur la façon dont nous nous sentons dans notre corps et dans notre contact avec les autres..  Des violences sexuelles peuvent entraîner des traumatismes qui n'impactent pas que notre santé mentale mais aussi le rapport à notre corps.

LES DIFFÉRENTES VIOLENCES

La violence physique : Douloureuse et avilissante, elle répond au désir de soumettre l’autre par la force physique. Elle crée une relation perverse basée sur la peur de prendre des coups et d’avoir mal. 

La violence verbale : Les mots sont aussi des armes. L’humiliation, l’intimidation, la menace publique ou privée se manifestent de façon subtile ou directe mais toujours blessante. Elle génère la honte chez l’autre. 

La violence psychologique : Ce sont des attitudes et des comportements qui visent à dénigrer l’autre dans ce qu’il ou elle est. Son intimité, son physique, ses idées, ses goûts : tout est critiqué dans le but d’affaiblir, de dévaloriser et de soumettre  

La violence économique : Empêcher l’autre d’avoir une autonomie financière en la / le soumettant à la nécessité de « réclamer » de l’argent pour survivre est une pression douloureuse, dégradante, infantilisante.  

La violence sexuelle : Elle comprend tous les actes et tous les gestes à caractère sexuel commis sur l’autre sans son consentement ou sous la contrainte. C’est un abus de pouvoir exercé majoritairement par les hommes sur les femmes.

La violence sociale : Sournoise, elle se construit à bas bruit et consiste à isoler la victime de ses proches et de son réseau social afin de maintenir le contrôle sur elle.

La cyberviolence : C’est l’utilisation des technologies informatiques pour harceler, surveiller, humilier et contrôler une personne. C’est une violence qui s’exerce à distance.

LES INÉGALITÉS ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ​

Elles sont enracinées avec les stéréotypes de genre. Portés par les sociétés patriarcales sans frontières, elles reposent sur le principe que les femmes, par définition, sont inférieures aux hommes. Moins performantes, moins audacieuses, moins essentielles à la société. Elles  interfèrent sur : 

  • la réussite scolaire 
  • l’image de soi
  • l’expression de l’identité
  • le choix d’une carrière
  • la vie affective et amoureuse
  • le rôle dans la famille 
  • la place dans la société